3 mai 2015

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (11) : Des bazars d'Orient

D'un bazar oriental, on connaît tout avant de l'avoir visité, hors deux choses : la densité humaine et la saleté. Ni l'une ni l'autre ne sont imaginables, il faut l'expérience pour les éprouver. Car, d'un seul coup, cette expérience réstitue une dimension fondamentale. Cet air piqué de noir par les mouches, ce grouillement, on reconnaît en eux un cadre naturel à l'homme, celui dans lequel, depuis Ur en Chaldee jusqu'au Paris de Philippe le Bel en passant par la Rome impériale, ce que nous nommons civilisation s'est lentement sécrétée.
J'ai couru tous les marches à Calcutta, le nouveau et les anciens : Bombay bazar à Karachi : ceux de Dehli et ceux d'Agra: Sadar et Kunari : Dacca, qui est une succession de soukhs où vivent des familles, blotties dans les interstice des boutiques et des ateliers : Riazuddin Bazar et Khatunganj à Chittagong : tous ceux des portes de Lahore : Anarkali Bazar, Dehli, Shah, Almi, Akkari : et Sadr, Dabgari, Sirki, Bajori, Ganj, Kalan à Peshawar. Dans les foires campagnardes de la passe de Khaiber à la frontière afghane et dans celle de Rangmati, aux portes de la Birmanie, j'ai visité les marches aux fruits et aux légumes, amoncellement d'aubergines et d'oignons roses, de grenades éclatées dans une odeur entêtante de goyave : ceux des fleuristes, qui enguirlandent les roses et le jasmin de clinquant et de cheveux d'ange ; les étalages de marchands de fruits secs, tas fauves et bruns sur fond de papier d'argent ; j'ai regardé, j'ai respiré les épices et les currys, pyramides de poudre rouge, orange et jaune ; montagne de piments, irradiant une odeur suraiguë d'abricot sec et de lavande, à defaillir de volupté ; j'ai vu les rôtisseurs, bouilleurs de lait caillé, fabricant de crêpes : nan ou chapati ; les vendeurs de thé et de limonade, les marchands en gros de dattes agglomérées en gluants monticules de pulpe et de noyaux évoquant les déjections de quelque dinausore ; les pâtissiers que l'on prendrait plutôt pour des marchands de mouches collées sur des présentoirs en gâteau ; les chaudronniers, perceptibles à l'oreille cent mètres à l'avance par le roulement sonore de leurs masses ; les vanniers et cordiers aux pailles blondes et vertes ; les chapeliers, alignant les cônes dorés des kallas, pareils aux mitres des rois sassanides, entre les écharpes à turban ; les boutiques de textiles où flottent les pièces fraîchement teintes en bleu ou en jaune, et les foulards safran et rose tissés en soie artificielle dans le style de Boukhara ; les ébenistes, sculpteurs et laqueurs de bois de lits ; les rémouleurs tirant sur la ficelle de leur meule ; la foire à la ferraille, isolée et maussade ; les marchands de tabac aux piles de feuilles blondes alternant avec la mélasse rousse du tombak, près des tuyaux de chilam disposés en faisceaux ; ceux de sandales, rangées par centaines comme des bouteilles dans un chai ; les marchands de bracelets – bangles – tripes de verre aux tons bleus et roses s'effondrant en tous sens et comme échapées d'un corps éventré ; les échoppes de potiers où s'alignent les vases de chilam, oblongs et vernissés, les jarres d'argile micacée et celles peintes en brun, blanc et rouge sur un fond de terre fauve avec des ornements vermicelles, les fourneaux de chilam enfilés en grappes, comme des chapelets. Les marchands de farine qui tamisent à longueur de journée ; les orfèvres pesant dans des balances des menus fragments de galon précieux, aux devantures moins étincelantes que celles des ferblantiers voisins ; les imprimeurs de tissus, frappant les cotonnades blanches d'un geste léger et monotone qui laisse une délicate empreinte colorée ; les forgerons en plein vent : univers grouillant et ordonné au-dessus duquel frémissent, comme des arbres agités par la brise, les gaules herissées des moulinets multicolores destinés aux enfants.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : La Terre et Les Hommes, pages 164/165.

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (10) : De l'Islam et de son rapport au monde

On a besoin de peu pour exister : peu d'espace, peu de nourriture, peu de joie, peu d'ustensiles ou d'outils ; c'est la vie dans un mouchoir de poche. En revanche, il semble y avoir beaucoup d'âme. On le sent à l'animation de la rue, à l'intensité des regards, à la virulence de la moindre discussion ; à la courtoisie des sourires qui marquent le passage de l'étranger, accompagné souvent, en pays musulman, d'un salaam la main portée au front. Comment interpréter autrement l'aisance avec laquelle ces gens prennent place dans le cosmos ? Voilà bien la civilisation du tapis de prière qui représente le monde, ou du carré dessiné sur le sol qui définit un lieu de culte. Ils sont là, en pleine rue, chacun dans l'univers de son petit étalage et vaquant placidement à son industrie au milieu des mouches, des passants et du vacarme : barbiers, scribes, coiffeurs, artisans. Pour pouvoir résister, il faut un lien très fort, très personnel avec le surnaturel, et c'est là que réside peut-être un des secrets de l'Islam et des autres cultes de cette région du monde, que chacun se sente constamment en présence de son Dieu.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : La Terre et Les Hommes, pages 160/161.

2 mai 2015

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (9) : De la nature sauvage

Le voyageur européen est déconcerté par ce paysage qui ne rentre dans aucune de ses catégories traditionnelles. Nous ignorons la nature vierge, notre paysage est ostensiblement asservi à l'homme ; parfois, il nous paraît sauvage, non point qu'il soit réellement tel, mais parce que les échanges se sont produits sur un rythme plus lent (comme en forêt) ou encore – dans les montagnes – parce que les problèmes posés étaient si complexes que l'homme, au lieu de leur donner une réponse systématique, a réagi au cours des siècles par une multitude de démarches de détail ; les solutions d'ensemble qui les résument, jamais nettement voulues ou pensées comme telles, lui apparaissent du dehors avec un caractère primitif. On les prend pour une sauvagerie authentique du paysage, alors qu'elles résultent d'un enchaînement d'initiatives et de décisions inconscientes. Mais les plus rudes paysages d'Europe offrent une ordonnance, dont Poussin a été l'incomparable interprète. Allez en montagne : remarquez le contraste entre les pentes arides et les forêts ; l'étagement de celle-ci au-dessus des prairies, la diversité des nuances dues à la prédominance de telle ou telle essence végétale selon l'exposition ou le versant – il faut avoir voyagé en Amérique pour savoir que cette harmonie sublime, loin d'être une expression spontanée de la nature, provient d'accords longuement recherchés au cours d'une collaboration entre le site et l'homme. Celui-ci admire naïvement les traces de ses entreprises passées.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : Le Nouveau Monde, pages 102/103.

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (8) : De la forêt tropicale

Cette forêt diffère de la nôtre par le contraste entre le feuillage et les troncs. Celui-ci est plus sombre, ses nuances de vert évoquent le minéral plutôt que le végétal et, dans le premier règne, le jade et la tourmaline davantage encore que l'émeraude et le peridot. Au contraire, les troncs, blancs ou grisâres, se silhouettent comme des ossements sur le fond obscur du feuillage. Trop près de la paroi pour considérer l'ensemble, j'examinais surtout les détails. Des plantes plus copieuses que celles d'Europe dressent des tiges et des feuilles qui semblent découpées dans le métal, tant leur port est assuré et tant leur forme pleine de sens paraît à l'abri des épreuves du temps. Vue de dehors, cette nature est d'un autre ordre que la nôtre ; elle manifeste un degré supérieur de présence et de permanence. Comme les paysages exotique d'Henri Rousseau, ses êtres atteignent à la dignité d'objets.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : Le Nouveau Monde, page 100.

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (7) : De l'architecture urbaine, du voyage

Plus légèrement vêtu que de coutume et foulant les méandres ondulés d'un revêtement en mosaïque blanche et noire, je perçois, dans ces rues étroites et ombreuses qui coupent l'avenue principale, une ambiance particulière ; le passage est moins marqué qu'en Europe entre les demeures et la chaussée ; les magasins, malgré le luxe de leur devanture, prolongent l'étalage jusque dans la rue ; on ne prête guère attention si l'on est dehors ou dedans. En verité, la rue n'est plus seulement un endroit ou l'on passe ; c'est un lieu où on se tient. Vivante et paisible en même temps, plus animée et mieux protégée que les nôtres, je retrouve le terme de comparaison qu'elle m'inspire. Car les changements d'hémisphère, de continent et de climat n'ont guère, pour le moment, fait autre chose que de rendre superflue la mince couverture vitrée qui, en Europe, établit artificieusement des conditions identiques : Rio paraît d'abord reconstituer à l'air libre les Gallerias de Milan, la Gallerij d'Amsterdam, le passage des Panoramas ou la hall de la gare Saint-Lazare. On conçoit généralement les voyages comme un déplacement dans l'espace. C'est peu. Un voyage s'inscrit simultanèment dans l'espace, dans le temps, et dans la hiérarchie sociale. Chaque impression n'est définissable qu'en la rapportant solidairment à ces trois axes, et comme l'espace possède à lui seul trois dimensions, il en faudrait au moins cinq pour se faire du voyage un représentation adéquate.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : Le Nouveau Monde, page 92.

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (6)

Pendant ce temps, derrière les célèstes récifs obstruant l'occident, le soleil évoluait lentement ; à chaque progrès de sa chute, quelqu'un de ses rayons crevait la masse opaque où se frayait un passage par des voies dont le tracé, à l'instant où le rayon jaillissait, découpait l'obstacle en un empilage de secteurs circulaires, différents par la taille et par l'intensité lumineuse. Par moments, la lumière se résorbait comme un poing qui se ferme et le manchon nébuleux n'en laissait plus percer qu'un ou deux étincelants et raidis. Ou bien un poulpe incandescent s'avançait hors des grottes vaporeuses, précédant une nouvelle retraction.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : feuille de route, page 70.

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (5) : De l'aventure et de l'exploration

Qui ne voit à quel point cette "quête du pouvoir" se trouve remise en honneur dans la société française contemporaine sous la forme naïve du rapport entre le public et "ses" explorateurs ? Des l'âge de la puberté aussi, nos adolescents trouvent licence d'obéir aux stimulations auxquelles tout les soumet depuis la petite enfance, et de franchir, d'une manière quelconque, l'emprise momentanée de leur civilsation. Ce peut être en hauteur, par l'ascension de quelque montagne ; ou en profondeur, en descendant dans les abîmes ; horizontalement aussi, si l'on s'avanc au cœur de régions lointaines. Enfin, la démesure cherchée peut être d'ordre moral comme chez ceux qui se placent volontairement dans des situations si difficiles que les connaissances actuelles semblent exclure toute possibilité de survie. Vis-à-vis des résultats qu'on voudrait appeler rationnels de ces aventures, la société affiche une indifférence totale. Il ne s'agit ni de découverte scientifique, ni d'enrichissement poétique et littéraire, les témoignages étant souvent d'un pauvreté choquante. C'est le fait de la tentative qui compte et non pas son objet. Comme dans notre exemple indigène, le jeune homme qui , pendant quelques semaines ou quelques mois, s'est isolé du groupe pour s'exposer (tantôt avec conviction et sincérité, tantôt au contraire avec prudence et roublardise, mais les sociétés indigènes connaissent aussi ces nuances) à une situation excessive, revient nanti d'un pouvoir, lequel s'exprime chez nous par les articles de presse, les gros tirages et les conférences à bureau fermé, mais dont le caractère magique est attesté par le processus d'automystification du groupe par lui-même qui explique le phénomène dans tous les cas. Car ces primitifs à qui il suffit de rendre visite pour en revenir sanctifiés, ces cîmes glacées, ces grottes et ces forêts profondes, temples de hautes et profitables révélations, ce sont, à des titres divers, les ennemis d'une sociétés qui se joue à elle-même la comédie de les anoblir au moment où elle achève de les supprimer, mais qui n'éprouvait pour eux qu'effroi et dégoût quand ils étaient des adversaires véritables.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : La fin des voyages, page 41.

1 mai 2015

Le Flambeau Dans l'Oreille (39): Enregistrements de Nirvana du concert de Toulouse, 1994 [In Utero Tour]

Wow... retrouvé des enregistrements du concert de Nirvana à Toulouse, vu tout juste deux mois avant la mort de Kurt Cobain lors de la tournée européenne du In Utero Tour...
Setlist : Radio Friendly Unit Shifter, Drain You, Breed, Serve the Servants, Come as You Are, Smells Like Teen Spirit, Sliver, Dumb, In Bloom, About a Girl, Lithium, Pennyroyal Tea, School, Polly, Very Ape, Lounge Act, Rape Me, Territorial Pissings.
Rappel : Jesus Doesn't Want Me for a Sunbeam (The Vaselines cover), All Apologies, On a Plain, Scentless Apprentice, Heart-Shaped Box.

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (4) : De la norme sociale

Dira-t-on que, pour ces indigènes, il n'y a rien à attendre de la société ? Institutions et coûtumes leur semblent pareilles à un mécanisme dont le fonctionnement monotone ne laisse pas de jeu au hasard, à la chance ou au talent. Le seul moyen de forcer le sort serait de se risquer sur ces franges périlleuses ou les normes sociales cessent d'avoir un sens en même temps que s'évanouissent les garanties et les exigences du groupe : aller jusqu'aux frontières du territoire policé, jusqu'aux limites de la résistance physiologique ou de la souffrance physique et morale. Car c'est sur cette bordure instable qu'on s'expose soit à tomber de l'autre côté pour ne plus revenir, soit au contraire à capter, dans l'immense océan de forces inexploitées qui entoure une humanité bien réglée, une provision personnelle de puissance grâce à quoi un ordre social autrement immuable sera revoqué en faveur du risque-tout.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : La fin des voyages, page 39.

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (3) : De l'exostisme

On risquait jadis sa vie dans les Indes ou aux Amériques pour rapporter des biens qui nous paraissent aujourd'hui dérisoires : bois de braise (d'où Brésil) ; teinture rouge, ou poivre dont, au temps d'Henri IV, on avait à ce point la folie que la Cour en mettait dans des bonbonnières des grains à croquer. Ces secousses visuelles ou olfactives, cette joyeuse chaleur pour les yeux, cette brûlure exquise pour la langue, ajoutaient un nouveau registre au clavier sensoriel d'une civilisation qui ne s'était pas douté de sa fadeur. Dirons-nous alors que, par un double renversement, nos modernes Marco Polo rapportent de ces mêmes terres, cette fois sous forme de photographies, de livres et de récits, les épices morales dont notre société éprouve un besoin plus aigu en se sentant sombrer dans l'ennui ?
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : La fin des voyages, page 37.

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (2): De la destruction de la planète

Aujourd'hui où des îles polynésiennes noyées de béton sont trasformées en porte-avions pesamment ancrés au fond des mers du Sud, où l'Asie tout entière prend le visage d'une zone maladive, où les bidonvilles rongent l'Afrique, où l'aviation commerciale et militaire flétrit la candeur de la forêt américaine ou mélanésienne avant même d'en pouvoir détruire la virginité, comment la prétendue évasion du voyage pourait-elle réussir autre chose que de nous confronter aux formes les plus malheureuses de notre existence historique ? Cette grande civilisation occidentale, créatrice des merveilles dont nous jouissons, elle n'a certes pas réussi à les produire sans contrepartie. Comme son œuvre la plus fameuse, pile où s'élaborent des architectures d'une complexité inconnue, l'ordre et l'harmonie de l'Occident exigent l'élimination d'une masse prodigieuse de sous-produits maléfiques dont la terre est aujourd'hui infectée. Ce que d'abord vous nous montrez, voyages, c'est notre ordure lancée au visage de l'humanité.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : La fin des voyages, page 36.

30 avr. 2015

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (1) : de l'aventure et de l'exporation de terres inconnues aux temps modernes

Pourtant ce genre de récits rencontre une faveur qui reste pour moi inexplicable. L'Amazonie, le Tibet et l'Afrique envahissent les boutiques sous forme de livres de voyage, compte-rendus d'expédition et albums de photographies où le souci de l'effet domine trop pour que le lecteur puisse apprécier la valeur du témoignage qu'on apporte. Loin que son esprit critique s'éveille, il demande toujours davantage de cette pâture, il en engloutit des quantités prodigieuses. C'est un métier, maintenant, que d'être explorateur ; métier qui consiste, non pas, comme on pourrait le croire, à découvrir au terme d'années studieuses des faits restés inconnus, mais à parcourir un nombre élevé de kilomètres et à rassembler des projections fixes ou animées, de préférence en couleur, grâce à quoi on remplira une salle, plusieurs jours de suite, d'une foule d'auditeurs auxquels des platitudes et des banalités sembleront miraculeusement transmutées en revelations pour la seule raison qu'au lieu de les démarquer sur place, leur auteur les aura sanctifiées par un parcours de vingt mille kilomètres.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques. Chapitre : La fin des voyages, page 11.

27 avr. 2015

Amsterdam, Koningsdag 2015


Egelantiersgracht/Prinsengracht, Amsterdam. 27.04.2015.

Elandsgracht/Prinsengracht, Amsterdam. 27.04.2015.
Ce lundi, et pour la première fois un 27 avril, nous fêtions le Koningsdag ou "Jour du Roi" (anciennement Koninginnedag, "Jour de la Reine"), la fête nationale des Pays-Bas. Le jour, qui est en principe la date d'anniversaire du roi ou de la reine, est célébré autour de diverses festivités : grand vide-grenier, musique et chants populaires, troquets de rue où l'on mange un morceau, jeux... La tradition veut que le Koningsdag soit le seul jour de l'année où il ne soit pas nécessaire de demander une autorisation pour faire du commerce. Chacun y va de son petit étal, vendant mille et une broutilles conservées spécialement pour cette occasion. Dans les rues, la foule déambule habillée en orange, couleur de la maison d'Orange-Nassau. Le roi rend traditionnellement visite à une ville de province. Cette année : Dordrecht.
Sous le règne de Wilhelmina (1890–1948), la fête nationale se fêtait le 31 août. Lorsque sa fille Juliana monte sur le trône, le Koninginnedag est déplacé au 30 avril. Beatrix, la reine qui lui succède, décidera quant à elle de garder la date d'anniversaire de sa mère. Depuis 1948, on fêtait donc le Koniginnedag le 30 avril. Mais il n'en fut pas toujours ainsi... Au XIXème siècle, la fête nationale tombait le 18 juin, marquant la défaite des troupes de Napoléon à la bataille de Waterloo et la fin de l'occupation françaises. Dans la mémoire collective, cette journée commémorative tombe cependant vite dans l'oubli, notamment dans les provinces du nord qui avaient été libérées en 1813 déjà. En 1885 est organisé pour la première fois le Prinsessedag ("Jour de la Princesse") pour célébrer alors le cinquième anniversaire de la princesse Wilhelmina. C'est J.W.R. Gerlach, rédacteur en chef du journal local Utrechtsch Provinciaal en Stedelijk Dagblad qui en prend l'initiative afin redonner de la force au sentiment national. La fête se déroule à Utrecht. A la mort du roi Willem III, le Prinsessedag devient le Koninginnedag et la fête prend l'aspect qu'on lui connaît désormais.

18 avr. 2015

Jardin potager I Can Change The World With My Two Hands

Notre potager de quartier. Jasper Leijnsenstraat 21, Amsterdam-West. Samedi dernier, réarrangement des plants de fèves et d'herbes aromatiques.
Ce potager biologique est une une initiative locale et communautaire des habitants du quartier de Landlust. Nous cultivons des courges, des courgettes, des tomates, des haricots, des choux, des pommes de terre, des salades, des radis, de l'orégan, du persil, des fraises et toutes sortes de fruits et légumes sur une surface de 1200 m2, reáménagée à partir de jardins particuliers et terrains urbains laissés à l'abandon. Le groupe s'occupe également du recyclage de déchets organiques réutilisés comme engrais vert.
Les produits de la récolte sont revendus aux habitants du quartier dans notre petit magasin Access To Tools où l'on trouve aussi des outils et des articles en rapport avec la culture et le jadinage écologiques. Le potager approvisionne plusieurs restaurants du coin en produits frais et locaux, ou les alimente en plants pour leur propre potager (Coedselcoöperatie Food Coop Amsterdam, Snackbar Natuurlijk Smullen, Café Rue de Sevres, Van de Buurt). En savoir plus ?

15 avr. 2015

Restaurant Johannes [Herengracht 413, Amsterdam]

... dont le chef, Tommy den Hartog, 26 ans (Utrecht, 12.08.1988) stupéfait. Ancien chef du Dylan.

12 avr. 2015

Matisse, Fenêtre à Tahiti II, 1936

Exposition De oase van Matisse, Stedelijk Museum, Amsterdam. Vu le 12.04.2015.

Matisse, papiers découpés (5)

Matisse. Nu Bleu I, Nu Bleu II, Nu Bleu III, Nu Bleu VI. 1952. Série de 12 gouaches et collages. Exposition De oase van Matisse, Stedelijk Museum, Amsterdam. Vu le 12.04.2015.

Matisse, papiers découpés (4)

Matisse. Mimosa. 1951. Exposition De oase van Matisse, Stedelijk Museum, Amsterdam. Vu le 12.04.2015.

Matisse, papiers découpés (3)

Matisse. Le lagon II (Jazz). 1946. Exposition De oase van Matisse, Stedelijk Museum, Amsterdam. Vu le 12.04.2015.

Matisse, papiers découpés (2)

Matisse. La perruche et la sirène. 1952. Collection permanente, Stedelijk Museum, Amsterdam. Vu le 12.04.2015.

Matisse, papiers découpés (1)


Matisse. Polynésie, Le ciel et Polynésie, Le ciel, la mer. 1948. Exposition De oase van Matisse, Stedelijk Museum, Amsterdam. Vu le 12.04.2015.

6 avr. 2015

Pays-Bas, Bergen

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Pays-Bas, Schoorlse Duinen (Bergen) (5) : arbres biscornus

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Pays-Bas, Schoorlse Duinen (Bergen) (4)



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Pays-Bas, Schoorlse Duinen (3)




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Pays-Bas, Schoorlse Duinen (2)


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Pays-Bas, Schoorlse Duinen (1)



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5 avr. 2015

Pays-Bas, Edam (4) : Oosterkade

Pont à bascule et Grote Kerk. Cliquer sur le panorama pour agrandir.

Pays-Bas, Edam (3) : Constabelbrug

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Pays-Bas, Edam (2) : Fort bij Edam

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Pays-Bas, Edam (1) : port de plaisance

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Pays-Bas, Etersheim

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Pays-Bas, Schardam

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