27 mars 2022

Lost Highway (64): Plateau de l'Arbois et falaises de Rognac [20.3km]

Le plateau de l'Arbois, aussi appelé chaîne de Vitrolles, est constitué de plateaux superposés culminant à 271m, offrant des points de vue panoramiques sur la Sainte-Victoire et les Alpilles. C’est un espace varié, alternant pinède et végétation typiquement méditerranéenne.
Ce dimanche, le plateau était tapissé d'iris bleus et jaunes, de globulaires parmes, de narcisses au violet soutenu, de jonquilles, de buissons de coronille au sublime parfum. Avec un peu de chance, on peut même y voir un couple d’aigles de Bonelli. Le massif abrite aussi le canal de Marseille.

23 mars 2022

De la carte amoureuse

Quand on change d'amour, on change de cap comme en navigation. « Une femme se réclame d'autant de pays natals qu'elle a eu d'amours heureux. Elle naît aussi sous chaque ciel où elle guérit la douleur d'aimer », affirmera-t-elle dans La Naissance du jour.
Hortense Dufour, La Vagabonde assise, page 357.

Du grand amour

A vingt-cinq ans, c'est le parfait dandy avec un monocle sur l'œil. Enfin les femmes et le succès ! Le plaisir lui a été clément, mais son âme ne s'engagera jamais. Il attend. Il attend l'être unique, l'immense idéal à qui se consacrer.
Hortense Dufour, La Vagabonde assise, page 345.

22 mars 2022

De la séparation amoureuse (4)

Un amour mal noué […] est ce qu’il y a de plus difficile à dénouer.
Hortense Dufour, La Vagabonde assise, page 331.

21 mars 2022

D'être femme et du regard maternel

Si elle dit un jour à saint-John Perse : « J’ai la chance de n’être femme qu'à demi », c’est qu’il a fallu depuis toujours composer la liberté d'exister loin du regard maternel.
Hortense Dufour, La Vagabonde assise, page 73.

12 mars 2022

Route du mimosa et Massif du Tanneron

Bormes-les-mimosas, Rayol Canadel, Sainte-Maxime, Saint-Raphaël, Mandelieu-la-Napoule, Pegonas, Tanneron… autant de bourgs sur la route du mimosa qui se pare de millions de minuscules soleils qui illuminent l'hiver provençal de janvier à mars. La Route d’Or, l'une des plus belles routes de France, permet de rallier Tanneron le long d'une côte aussi flamboyante qu'enchanteresse.
Mandelieu-la-Napoule et son château offrent une belle halte pour pique-niquer en bord de mer.
Dans le Massif du , ce sont de véritables forêts jaunes qui s'accrochent aux collines plantées de fleurs, de fraisiers, de pins et de châtaigniers.

Tanneron est la commune de France la plus fleurie de mimosas.

Photo tirée d'internet.
Au sud du Massif des Maures et à l’est du Massif de l’Esterel, se détachent les Crêtes du Tanneron sur une vingtaine de kilomètres...
... que l'on parcourt en traversant des forêts rayonnantes.




11 mars 2022

Mansfield TYA, Espace Julien, Marseille

On connaissait l'univers new wave à la limite de l'indus et de l'électro de KOMPROMAT, on découvre celui de Mansfield TYA. Son sens de la mélodie minimaliste, de l'expérimental poétique ou militante, des échappées célébrant beaucoup l’amour et souvent la rupture. Hier soir, à l’Espace Julien, on avait un Monument Ordinaire dans les oreilles, guidé par des beats bien placés et une attention aux mots toujours constante. Le duo, composé de Rebeka Warrior (Sexy Sushi & KOMPROMAT) et Carla Pallone (VACçRME), nous a gratifiés d'une intéressante reprise des Cure.

19 janv. 2022

Taxi Kebab

À la croisée du châabi et de l'électro, Taxi Kebab parle de psyché oriental et désorienté, de musique biculturelle, éclectique et électrique. Un mezze de musique électronique et maghrébine, entre tartare et harissa. Le chant en dialecte marocain s'accompagne du son du bouzouki, tandis que synthés et machines en tous genres fournissent beats et production analogique. Taxi Kebab privilégie le live.

15 oct. 2021

Cinéma Le Gyptis [Marseille, France]

Le Gyptis, c'est d’abord un cinéma créé en 1913, puis un théâtre, qui abrite la compagnie Chatôt-Vouyoucas à partir de 1987. En 2013, quand la compagnie se retire, le théâtre et La Friche la Belle de Mai se rapprochent pour rendre le Gyptis à sa vocation première : le cinéma. Extension de la Friche, labellisé Art & Essai, on regarde des pépites allant du film d’auteur au blockbuster, en séances flashback ou soutenues par des rencontres avec réalisateurs et réalisatrices. Repas, débats, avant-premières, ateliers cinéphiles s’ajoutent à la qualité de projection et à l’ambiance encore libre et collective.

12 oct. 2021

De la séparation amoureuse (3)

Qu’elle parte. C’est la seule solution possible. Il est fatigué, embrouillé, se sent étouffé depuis des semaines. Trop de hurlements, de douleur qu’il est impuissant à soulever. Il respire sans l’entrave familière de ces dernières semaines. Il est plein d’une exaltation claire, devasté en même temps que libéré. Il y avait une promesse dans cette histoire, qu’il a aimée, sincérement, qui le transcendait, qui l’avait traversé depuis l’adolescence. Quand il l’a retrouvée, ça l’a d’abord rendu vivant, et sûr de ce qu’il voulait et de ce qu’il fallait faire. Mais ensuite, ça s’est trop compliqué, il ne veut pas y laisser sa peau. Il ne sait pas comment s’y prendre. […] Il voulait contre le reste du monde, avoir raison contre toutes les évidences, il pensait que c’était ça, l’amour. Il voulait prendre ce risque, avec elle, et qu’ils arrivent sur l’autre rive, sains et saufs. Mais ils réussissent juste à s’entraîner au fond, il est temps de renoncer. Se rendre, aux fameuses évidences.
Virginie Despentes, Bye Bye Blondie, pages 241/242

9 oct. 2021

De la séparation amoureuse (2)

Quelque chose entre s’est légérement voilé. Elle cesse d’être une sauvage absolue, sans aucun rapport avec son monde. […] Gloria se convainc que c’est passager, qu’il réfléchit un peu trop. Mais c’est tout leur univers qui glisse et cherche son point d’équilibre, détail par détail, éclat de voix par éclat de voix. Chaque affrontement se termine acccroché l’un à l’autre, et elle veut croire que les étreintes suffisent à effacer l’ardoise.
Virginie Despentes, Bye Bye Blondie, pages 201/202

De la séparation amoureuse (1)

Entendre son prénom lui est déjà pénible. Et il sait, d’expérience, que les premiers jours ne seront pas les plus douloureux. Les plus intenses, les plus spectaculaires, sûrement… Mais le pire ne viendrai qu’ensuite, quand la douleur brutale d’être arrachée à une histoire se sera adoucie, laissant place à cette sensation de manquen, familière, cette conscience lucide et insupportable de ce qui est irrémédiablement perdu, emporté…
Virginie Despentes, Bye Bye Blondie, pages 21/22.

5 oct. 2021

Du punk-rock

Autant le punk-rock s’était avéré être une formation désastreuse pour la vie réelle, ne préparant ni à l’obéissance ni à la compétitoin ni à la résignation ni aux refoulements exigés ; autant c’était une bonne école pour s’occuper d’une petite fille et ne pas chercher à l’amoindrir sous pretexte qu’il y a des cases et qu’il faudra bien qu’elle y rentre.
Virginie Despentes, Teen Spirit, page 118.

2 oct. 2021

De l'amour (2)

Elle me transformait, donnait sens à l’effort et à l’âge que j’avais. La sensation d’être en mission, de devoir faire quelque chose et pour une fois de savoir m’y prendre. […] Pour la première fois de ma vie, j’avais le sentiment de bien faire, sans tricher, sans imposture. D’entrer dans un rôle que j’avais le droit d’assumer et d’aimer.
Virginie Despentes, Teen Spirit, page 118.

De l'amour (1)

J’étais son grand héros, j’avais envie de rester à la hauteur de son affection. L’espèce d’amour qu’elle me portait était tellement entier, indiscutable, solide et vaste, que ça ne me paniquait pas. C’était un attachement qui semblait en dehors des preuves, des événements et des paroles.
Virginie Despentes, Teen Spirit, page 117.

1 oct. 2021

De la relation des mères à leurs fils

Elles [les mères] veulent des garçons. Les filles, ça les intéressent beaucoup moins. T’as jamais remarqué ? Les mères, avec leurs fils, elles sont toutes fières d’avoir fait ça, c’est comme si ça leur procurait une petite bite, miraculeuse procuration. C’est leur seul ticket d’entrée au monde de l’action, à tout ce qui leur est défendu… Alors qu’une fille, ça t’apporte rien de spécial, à part te sentir bien vieille quand c’est elle qui affole et plus toi.
Virginie Despentes, Teen Spirit, page 107.